A toi qui me lit, ceci est mon premier article sur ce blog.

Avant de démarrer celui ci, j’ai envie de te confier un secret: Il m’aura fallu un certain temps avant de comprendre que je peux apprendre en choisissant la douceur dans mes apprentissages. Ceux qui connaissent mon histoire personnelle se souviendront sûrement de mon expérience indienne. J’ai été jusqu’à me prendre un choc, de plein fouet, pour me rappeler que j’avais un corps .. oui, oui ! Je vous passe les détails mais il fallait que je commence par là avant de continuer ce billet.

La route a été longue, fastidieuse, tumultueuse, violente et douloureuse avant que j’ai ce déclic: mon corps, celui dans lequel je vis, est mon allié, et c’est uniquement grâce à lui que je peux m’installer dans le moment présent. C’est à l’intérieur de celui ci que sont contenues mes émotions ainsi que toutes ces mémoires traumatiques que j’ai cristallisé depuis un sacré paquet d’années …

"Oui mais, Une fois que j'ai écris cela, en pratique je fais comment ?"

 

Rétablir une relation saine avec ma spontanéité !

Jusqu’à lors, mon corps ne m’apparaissait que lorsqu’il était douloureux. Quand tout fonctionnait correctement, j’avais l’impression qu’il était muet. Je l’éprouvais à tout bout de champs, lui demandant d’être utile, performant. Il n’était jamais assez, jamais bien. Je trouvais toujours quelques choses à dire et n’en prenais pas soin. Me retrouvant à de nombreuses reprises à pleurer, me meurtrir sur mon propre sort ne comprenant pas pourquoi il me faisait si mal et pourquoi j’étais si malheureuse.

Sortir de mon corps outils et entrer dans ma propre maison.

Apprendre à faire avec, pas quand tout sera différent ! Je me suis toujours dis qu’il fallait que je perde du poids, que ceci ou que cela et qu’ensuite, je pourrais être bien. Je justifiais mon mal être quotidien par des injonctions permanentes motivées par des “il faut que, je dois, je peux que si”, remettant toujours au lendemain mes possibilités d’agir et de choisir mon état d’être. Cette comédie à duré longtemps, trop longtemps. Je m’enlisais dans ma posture de victime où c’est la faute de la société, des autres, de mes parents surtout ! Au fur et à mesure que j’ai commencé la sophrologie, en m’entraînant régulièrement avec mon enseignante, la donne a complètement changé.

Vivre identifié à mon espace problèmes n’était pas ressourçant, mais alors pas du tout! Là aussi je vous passe les détails, j’en ai déjà beaucoup parlé. La sophrologie m’a permis de comprendre et d’intégrer, depuis l’intérieur que je ne suis pas que mon histoire et celle que je me raconte.

Une histoire même peu banal peut présenter une richesse incroyable. Les épreuves difficiles que j’ai surmonté ne sont pas mon identité.

J’existe au delà de mon passé, de mes victoires, de mes échecs, de mes relations, de mon travail et tout un tas d’autres étiquettes qui sont les miennes. “Il faut que tu écoutes ton corps, il te parle” m’a t’on répété un milliard de fois, Oui mais comment ? Comment l’écouter ? Comment faire pour ne plus attendre le moment fatidique où je vais me faire une blessure, tomber malade, pour devoir m’arrêter et enfin daigner lui accorder toute l’attention qu’il mérite ?

C’est la que la sophrologie intervient !

Une séance de Sophrologie c’est une rencontre avec soi, une expérience du senti par le corps. Être mieux centré à partir de son corps pour mieux être et mieux vivre. S’offrir encore plus de Conscience et d’Existence. Développer sa sécurité intérieure et sortir de ce système où l’autre sait ce qui est bon ou non pour moi.

Dépasser le pourquoi et le comment des choses pour entrer dans la dynamique du “Qu’est ce que je me donne à vivre?”

Comme quand je pratique un sport, les effets ne sont pas visibles dès la première séance,
j'ai besoin de m'entraîner. 
La sophrologie n'est pas un outil ! 

Je dois d’abord construire et établir les fondations solides de ma maison, par l’intégration de mon corps dans sa globalité (on l’appelle le Schéma Corporel en Réalité Vécue en Sophrologie). C’est à dire que je viens développer, intégrer, intensifier et aiguiser, ma présence à moi même. Je viens me solidifier, me densifier dans mon ancrage, dans mon assise. Un peu comme à la manière d’une électricienne qui viendrait recâbler des fils pour que la lumière passe et qu’il n’y ait plus de court circuit ou de plombs qui sautent!

Puis, au fil des entraînements soit comme on le nomme : mon processus vivantiel, je peux y ajouter les fenêtres, les portes, le toit, la cheminée, les pièces annexes, etc etc … Il s’agit là de développer ma région phronique (cet espace ressource en moi où je peux aller et venir au grès de mes besoins/envies et mobiliser toutes mes compétences, mes ressources).

Et ce n’est qu’ensuite que je peux me projeter dans le futur à partir d’un contenant (mon corps) solidement ancré : Les pieds bien solides dans la Terre, la Tête dans les étoiles !

Une touche de poésie pour finir, moi, je m’arrête ici !

A bientôt
Chloé

Cette séance de sophrologie tu t'accorderas, 
La posture d'explorateur/trice tu prendras,
Dans ta parenthèse avec le monde extérieur tu entreras,
Dans ta bulle qui intégrera la réalité tu seras,
Dans le moment présent tu te déposeras,
Dans tes sensations corporelles tu reviendras,
Sans jugement tu t'accueilleras,
Dans ta présence à toi même tu te centreras, 
Et la joie d'être en toi émergera.